En 1985, Soeur Eliane émet ses vœux religieux. Elle souhaite s’investir sur le terrain auprès de personnes en difficultés. Elle décide alors de faire du bénévolat d’accompagnement à l’hôpital et en prison.
Elle fait des études de théologie morale aux Facultés catholiques de Kinshasa en 1989 et découvre la bioéthique médicale. Elle se spécialise en éthique médicale et particulièrement sur la question de l’euthanasie.

En 1992, Soeur Eliane souhaite se rendre au chevet des malades. Lors d’un stage en cancérologie et en infectiologie, elle est touchée par l’angoisse et la souffrance des patients. Pendant son année de maîtrise, elle se rend compte que des personnes malades sont abandonnées par leur entourage et que la solidarité vient à manquer face à la maladie et à la mort dans la société congolaise.

Avec un groupe de médecins, d’infirmiers, de bénévoles, etc., elle crée l’Association Congolaise Accompagner ACA en 1996 et obtient l’approbation du Ministère de l’Intérieur. En même temps, elle donne divers cours pour subvenir à ses besoins. ACA s’inscrit dans le courant de l’accompagnement et des soins palliatifs tel qu’il existe en France. D’autres associations de ce type existent en Afrique Anglophone mais ACA demeure la première association francophone.

Soeur Eliane contribue à organiser les journées portes ouvertes sur l’accompagnement à domicile auprès des malades (1997), mais à peine trois mois plus tard, le 5 juin 1997, la guerre éclate. Malgré tout, chaque année suivante une nouvelle antenne d’accompagnement est créée. Ainsi, en 2003, l’association regroupe plus d’une centaine des membres.

En 1999, elle fonde alors la Congrégation des Auxiliatrices de Marie Immaculée (AMI), qui va acheter un terrain afin de construire un établissement accueillant les sœurs et des personnes malades.

Sœur Eliane a la possibilité de participer au congrès de la SFAP (Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs) à Lille (2002) et elle lance un premier appel aux acteurs des soins palliatifs et de l’accompagnement français. Elle y rencontre le Docteur Burucoa.

En 2004, elle recompose l’association ACA qui ne compte plus que 40 membres motivés et désirant une formation solide en soins palliatifs.

Elle séjourne et suit une formation à Notre Dame du Lac à Rueil Malmaison en 2005 et elle fait la connaissance de l’Association Rivage de Versailles. Elle est invitée au Congrès de la S.F.A.P. à Bordeaux.